Quel est le rôle d’un coordinateur de vie sociale et culturelle au sein de la résidence Ger’Home ?
Habituellement, le coordinateur de vie sociale et culturelle a pour mission principale de coordonner comme son nom l’indique, une équipe d’animation. Cela passe par la proposition de nouveaux projets, sorties, ou autres qu’il serait intéressant de mettre en place dans le programme d’animation. Au sein de la résidence Ger’Home, Thérèse gère les animations avec les maîtresses de maison, qui elles même pilotent les activités au sein de l’unité avec les aides-soignantes.
Découvrons dès à présent les ressources qu’une CPA utilise pour épanouir chacun des résidents de la structure.
L’animation, un projet d’équipe avant tout
Le rôle de coordinatrice de vie sociale et culturelle est transversal, il permet de faire en sorte que toute l’équipe soit intéressée par l’animation. Défi réussi pour Thérèse, quand elle nous raconte que souvent, certaines soignantes se détachent pour venir grossir ses rangs, en réalisant des activités FLASH, qui n’ont pas forcément été préparées en amont.
Selon moi, l’animation doit être l’affaire de tous, car cela permet de mettre en valeur et d’égayer la vie du résident.
Le métier de CPA et ses deux supports primordiaux
Pour mettre en place des animations, il faut avant tout avoir des idées, et des idées qui vont plaire !
Afin de satisfaire le plus de monde possible, il est important de recueillir les envies de chacun, et cela se déroule lors d’une instance règlementée :
- La commission d’animation
Le principe est simple. Tous les trois mois, la programmation des animations se renouvelle et un temps est organisé, où les résidents, les salariés ainsi que les familles se réunissent afin d’échanger sur les animations et sorties futures.
Ce moment de partage d’idées est essentiel, il permet aux résidents d’être force de proposition, ce qui permet de prendre leur avis en compte, d’autant plus que ce sont eux qui sont au cœur du projet, il est important qu’ils se sentent écoutés. Les familles quant à elles peuvent se proposer d’organiser et d’animer une activité.
Une fois la commission d’animation passée, il est désormais temps de constituer le programme d’activités. Et vous allez voir, il y en a à foison !

séance lecture pour une résidente
- Les animations : entre culture, nature et dépenses
La résidence Ger’Home est très axée sur la culture, la littérature, la philosophie et l’intellect. Les activités proposées dans ce thème sont la poésie, la lecture et les conférences. Bien évidemment, d’autres temps de jeux ludiques viennent rythmer la journée des résidents.
Thérèse s’attèle à réaliser trois animations par jour pour que les résidents soient sollicités au maximum.
Au programme :
- Activités physiques : des animations de gym douce sont mises en place quotidiennement au sein de la résidence avec l’aide de la psychomotricienne ou de l’ergothérapeute. Elles organisent également des ateliers motricité et équilibre, afin de sensibiliser les résidents aux risques de chute.
- Activités thérapeutiques : plusieurs autres méthodes d’animations sont instaurées pour tous, y compris pour les résidents qui ne sont plus forcément en mesure de se déplacer ou de se concentrer un long temps. Parmi elles on peut citer l’art-thérapie, la musicothérapie, ou encore des activités en lien avec la méthode Montessori.
- Venue de prestataires extérieurs : trois conférenciers se déplacent chaque mois à la résidence. Cela peut être des professionnels d’art ou d’histoire ou simplement des familles qui souhaitaient intervenir et débattre sur un sujet en particulier.
Les résidents sont très réceptifs à ce type d’activité.
De plus à la même fréquence, des événements musicaux sont organisés, notamment des concerts, afin de partager de la bonne humeur et de solliciter les sens de chacun.
- Organisation de sorties : au-delà des différents intervenants auxquels la résidence fait appel, les seniors se déplacent eux aussi régulièrement pour se rendre au théâtre, au musée ou au restaurant. Les sorties dans Paris sont fréquentes, en fonction des différentes programmations que propose la ville. Cela permet aux résidents d’être dépaysés le temps d’un après-midi.
Thérèse Freitas, une coordinatrice de vie sociale et culturelle qui se démarque à la résidence Ger’Home.
Thérèse a développé un réseau de bénévoles au sein de la résidence. Ce réseau comprend les familles des seniors ainsi que des personnes de la paroisse qui se situe aux abords du site. Cela donne des échanges très intéressants, et permet de proposer de nouveaux projets comme des ateliers photos ou écriture.
Quel parcours et formation pour devenir coordinatrice de vie sociale et culturelle à la résidence Ger’Home ?
Thérèse a vécu plusieurs vies avant de devenir coordinatrice de vie sociale et culturelle !
Elle a tout d’abord exercé le métier de traductrice, puis de préceptrice dans une famille royale saoudienne. Elle est ensuite revenue en France où elle a préparé de nombreux projets pour des personnalités.
En 2004, elle a senti le besoin de se recycler, et son attrait pour le côté humain l’a poussée à reprendre les études pour obtenir le diplôme de DESJEPS, anciennement appelé DEFA (Diplôme d’Etat pour les Fonctions d’Animation). Cette formation donne l’opportunité de gérer des structures socio-culturelles ou encore d’être cadre d’animation. C’est au cours de ce cursus, lors de la réalisation d’un stage qu’elle a découvert la résidence Ger’Home. À la suite de l’obtention de son diplôme, elle a créé son entreprise d’accompagnement personnel pendant un court temps.
Elle a finalement décidé d’exercer en tant que coordinatrice de vie sociale et culturelle à la Villa Ger’Home en 2013, poste qu’elle occupe encore actuellement.
Quelle différence entre un coordinateur de vie sociale et culturelle et un animateur en Ehpad ?
Les fonctions d’animateur et de coordinateur de vie sociale et culturelle sont proches, cependant ce qui les différencie est le fait que la CPA alterne entre l’animation et la gestion de son équipe et du budget animation, la recherche de partenaires et toute la partie administrative.
Concernant le budget d’animation, les projets réalisés ne doivent pas dépasser ce budget, et cela, Thérèse y tient énormément.
« Avec moi, les dépenses sont gérées au centime près ! »
C’est également à la charge du coordinateur de projet d’animation de s’occuper de publier les informations sur les activités proposées au sein de la résidence. Thérèse poste régulièrement sur le réseau interne Yammer et relaie les nouvelles parues sur Familéo une gazette alimentée par les familles et imprimée tous les lundis en version papier. Elle peut également transmettre via cette plateforme, des nouvelles aux familles qui sont inscrites dans le groupe.
Étant donnée de sa situation spéciale, Thérèse se fait une vision plus globale de son métier.
Je me considère 100% CPA et 100% animatrice.
Les activités sont-elles réalisées en fonction des demandes des résidents ? Comment sont-elles évaluées ?

jeux en groupe
Comme évoqué précédemment, les résidents sont au cœur du projet d’animation. Leurs demandes sont précieusement notées et tout est mis en place pour qu’elles puissent être réalisées. Cela demande un temps de réflexion, car il peut parfois y avoir un décalage entre les demandes et la capacité de chacun à pouvoir réaliser ces demandes. Il faut avant tout être sûr qu’ils soient aptes à effectuer l’activité proposée, afin de garder une sécurité maximale et de ne pas les mettre en difficulté.
C’est dans ce cas qu’une évaluation en aval est primordiale, et le but est de trouver des alternatives si jamais l’activité demandée n’est pas réalisable (par exemple montrer un documentaire sur des randonnées nature si jamais la proposition d’une longue balade n’a pas été retenue).
À la suite de l’animation, une transmission est effectué sur Netsoins, afin de noter la présence de chacun, sa participation au cours de l’activité, si des difficultés ont été perçues (compréhension, motricité, mémoire).


